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Authentification de l’or

Poinçons de l’or : lire 750, 585, 375 et les marques françaises

Sur une médaille, une marque minuscule près de l’anneau et une signature sous le portrait peuvent être très proches, mais ne renseignent pas sur la même chose. Commencez par les relever séparément, avec leur contour et leur emplacement.

Médaille rectangulaire avec un portrait en prière, deux petites empreintes près de l’anneau et la signature A. DUBOIS en bas.

Deux poinçons près de l’anneau, une signature près du portrait : trois inscriptions à distinguer. L’auteur de la photographie identifie une tête d’aigle et un poinçon d’orfèvre ; cette reproduction ne certifie pas le titre d’un autre bijou.

Copyleft / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · Aucune retouche locale. Version redimensionnée fournie par Wikimedia Commons.

Une médaille, deux poinçons et une signature

Un poinçon est une petite marque apposée sur un objet en métal précieux. Selon son type, il renseigne sur la proportion de métal précieux contrôlée ou identifie le professionnel responsable.

Sur cette photographie de Copyleft, regardez la partie supérieure, juste sous l’anneau. Deux petites marques sont frappées dans le métal. La description du fichier les identifie comme une tête d’aigle et un poinçon d’orfèvre. Plus bas, près du bord gauche du portrait, apparaît A. DUBOIS : une signature placée dans le dessin de la médaille.

Cette différence d’emplacement aide à organiser l’examen. Photographiez l’objet entier pour savoir où se trouvent les marques, puis faites une vue rapprochée de chaque empreinte. Une image de catalogue peut aider à reconnaître un motif ; elle ne permet pas de valider une marque usée sur le bijou que vous avez en main.

Pour préparer une demande à un bijoutier, trois notes suffisent : « près de l’anneau », « forme du contour », « lettres ou dessin encore lisibles ». Si vous hésitez entre deux motifs, gardez cette hésitation dans votre description. Une ressemblance avec une photo trouvée en ligne ne suffit pas à établir la proportion d’or du bijou.

Les chiffres que vous pouvez lire sur un bijou

Le titre indique la proportion d’or pur, aussi appelé or fin, dans l’alliage, le mélange d’or et d’autres métaux qui compose le bijou. Il sert à calculer la quantité d’or contenue dans ce mélange. Un titre de 750 millièmes (750 ‰) signifie 750 parts d’or sur 1 000, soit 75 %. Les carats expriment cette proportion sur 24 : 18 carats correspondent à 18 parts d’or sur 24, soit également 75 %.

Marque de titreOr fin dans l’alliageCarats usuels
99999,9 %Environ 24
91691,6 %Environ 22
75075 %18
58558,5 %14
37537,5 %9

Ces proportions portent sur l’alliage. Elles ne permettent pas de compter les pierres, ressorts ou parties d’un autre métal dans le poids d’or. La couleur ne permet pas non plus de reconnaître le titre : or blanc, jaune et rose peuvent avoir la même proportion d’or fin.

Distinguer trois sortes de marques

Le poinçon de garantie renseigne sur le titre contrôlé. La tête d’aigle est un exemple connu pour l’or français. Les variantes, le contour et les petits signes demandent une lecture précise.

Le poinçon de maître ou de responsabilité identifie le professionnel. Un losange est notamment utilisé pour le fabricant français ; d’autres formes existent pour l’importation. Il ne remplace pas l’identification du titre.

Une inscription 750, 18K ou 18ct annonce une composition. Elle ne prouve pas seule qu’un organisme a contrôlé l’objet. Une signature de marque renseigne encore sur autre chose : elle ne garantit ni la matière ni l’époque.

Les règles de garantie de la Douane renvoient au tableau officiel à utiliser. Une photo trouvée au hasard peut montrer un poinçon historique ou étranger différent.

Que faire si la marque est absente ou illisible ?

La Douane indique une dispense de poinçon de garantie pour les ouvrages d’or de moins de 3 g. Cette dispense concerne uniquement le poinçon de garantie : les objets restent soumis aux titres légaux et au poinçon de maître ou de responsabilité. L’absence de marque ne prouve donc pas que l’objet est conforme. Une usure, une réparation ou une origine étrangère peut aussi compliquer la lecture. Cela justifie un contrôle, pas une conclusion immédiate.

Photographiez chaque empreinte avec une loupe ou un objectif macro, sous plusieurs orientations. Relevez sa position, sa forme, les lettres et les chiffres. Ne polissez pas et ne grattez pas la zone pour la rendre plus lisible.

Une forme carrée peut relever d’un marquage de métal plaqué. Un symbole ancien, comme un charançon, demande un répertoire daté : ne le traduisez pas automatiquement par « or 18 carats ».

Un poids de bijou n’est pas un poids d’or fin

Prenons un cas de calcul : 8 g d’alliage à 750 ‰ contiennent théoriquement 6 g d’or fin, puisque 8 × 0,750 = 6. Cela suppose que les 8 g soient bien ceux de cet alliage. Si la pesée comprend une pierre, un fermoir d’une autre matière ou un élément creux rempli, il faut d’abord établir le poids pertinent.

Le poinçon et la balance répondent donc à deux questions différentes. Au moment d’un devis, demandez quel titre et quel poids de métal sont retenus. Vous pourrez ensuite comprendre le calcul proposé, sans confondre le poids total de l’objet avec sa teneur en or.

Quand faire analyser le métal par un professionnel ?

Si vous achetez ou vendez un objet de valeur dont les marques ne suffisent pas, demandez quel contrôle sera pratiqué, ce qu’il mesure et s’il laisse une trace. Une analyse limitée à la surface ne suffit pas à connaître la composition intérieure d’un objet fait de plusieurs matériaux ou recouvert d’une couche d’un autre métal.

Pour une monnaie ou un lingot, utilisez leurs propres critères : type, poids, dimensions, tranche, marquages du fabricant et provenance. Une pièce d’or n’a pas à porter le même poinçon qu’une bague.

Avant un rachat, faites inscrire le poids et le titre retenus sur l’offre. Le prix au gramme d’un bijou peut alors être calculé sur une base vérifiable.

Questions fréquentes

Un aimant suffit-il à tester l’or ?

Non. Un objet non attiré peut être composé d’un autre métal non magnétique. Ce test ne mesure pas la pureté.